La Riponne, affaire commune : reprendre la place par le collectif
LAUSANNE • Démocratie urbaine et espace public
La Place de la Riponne n’est pas un décor.
C’est un lieu de passages, de frictions, de rencontres, parfois de tensions — bref, un lieu politique au sens plein.
L’association Amis de la Riponne est née d’une idée simple : reprendre collectivement la parole sur un espace public central de la vie lausannoise, trop souvent pensé sans celles et ceux qui l’habitent, le traversent ou s’y arrêtent.
Il ne s’agit pas de défendre un intérêt particulier, mais de construire un intérêt commun.
Faire de la Riponne un lieu vivant, habité, appropriable.
Un espace où l’on ne fait pas que circuler, mais où l’on peut rester, discuter, se rencontrer.
Dans cette démarche, la participation n’est pas un slogan.
Un sondage a été mené auprès de la population lausannoise, toutes générations et tous horizons confondus.
Une question simple : qu’est-ce qui fonctionne ici ? qu’est-ce qui pose problème ? et surtout, qu’aimerait-on voir advenir ?
Cette parole située, parfois contradictoire, parfois inconfortable, est précieuse.
Elle rappelle une chose essentielle : la ville n’est pas qu’une affaire de plans, de normes ou de rendus 3D.
Elle est d’abord faite d’usages, de pratiques, de conflits et de désirs.
À travers cette initiative, il s’agit de refuser la séparation entre expertise et vécu.
De considérer que celles et ceux qui vivent la ville sont aussi capables de la penser.
Et que la démocratie urbaine commence là : dans la capacité à organiser cette parole, à la rendre audible, et à en faire une force collective.
Reprendre la Riponne, ce n’est pas la figer.
C’est lui permettre de redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être :
un lieu commun.
