Lausanne sans voiture n’est pas une provocation. C’est une nécessité.

Aujourd’hui, plus de 40 % de l’espace public lausannois est monopolisé par la circulation motorisée et le stationnement. Des hectares de routes, de parkings, de flux automobiles structurent notre ville. Ce choix n’est pas neutre. Il organise la dépendance, la pollution, le bruit et l’injustice spatiale.

La question n’est pas morale. Elle est politique.

Une ville étouffée par le tout-voiture

À Lausanne comme ailleurs en Suisse, la voiture individuelle structure encore l’urbanisme.

Pourtant :

  • Le trafic routier représente une part massive des émissions de CO₂
  • Un déplacement en voiture mobilise environ 115 m² d’espace urbain, contre 3 m² pour la marche
  • Les ménages modestes subissent davantage le bruit, la pollution et l’insécurité routière

La voiture est présentée comme une liberté individuelle. En réalité, elle produit une dépendance collective.

Les quartiers populaires sont traversés par les axes les plus bruyants.
Les parkings occupent des surfaces qui pourraient accueillir des logements ou des équipements publics.
L’espace public est saturé.

Pourquoi Lausanne sans voiture est une nécessité sociale

Notre horizon : Lausanne sans voiture d’ici 2035

Une Lausanne sans voiture, ce n’est pas une ville punitive. C’est une ville libérée.

Libérée du bruit permanent.
Libérée de la pollution atmosphérique.
Libérée d’un modèle urbain centré sur le moteur plutôt que sur l’humain.

Notre vision repose sur trois piliers :

Une ville respirable

  • Transports publics gratuits et fréquents
  • Pistes cyclables continues et sécurisées
  • Zones piétonnes étendues
  • Corridors arborés à la place des grands axes routiers

Une ville solidaire

La mobilité devient un droit universel.

Aujourd’hui, posséder une voiture coûte plusieurs milliers de francs par an . Supprimer cette dépendance, c’est redonner du pouvoir d’achat aux ménages.

Une ville démocratique

Les espaces libérés doivent être décidés par les habitant·es :

  • Assemblées de quartier
  • Budgets participatifs
  • Réaffectation en logements sociaux, crèches, bibliothèques, espaces verts

La transition écologique doit être planifiée collectivement.

https://infoscience.epfl.ch/entities/publication/7f5d40f7-0bd2-44cc-adfb-3e37b08ffee9

Mesures concrètes pour transformer Lausanne

Une Lausanne sans voiture ne se décrète pas. Elle se construit.

Reconquérir l’espace public

  • Réduction drastique du trafic automobile dans le centre
  • Transformation des boulevards en axes tram–bus–vélo
  • Conversion progressive des parkings en logements d’utilité publique

Chaque place de parking supprimée doit devenir un mètre carré utile à la vie sociale.

Construire une mobilité populaire:

  • Gratuité immédiate des transports publics municipaux
  • Extension du réseau tram vers l’Ouest lausannois
  • Soutien massif au vélo électrique
  • Logistique du dernier kilomètre par vélos-cargos

La mobilité ne doit plus dépendre du revenu.

Réorganiser la logistique urbaine

Des centres de distribution périphériques pour limiter les camions en centre-ville.

Moins de poids lourds.
Moins de congestion.
Moins de pollution.

Une Lausanne sans voiture n’est pas une utopie. C’est une décision politique.

https://www.24heures.ch/deux-etudiants-de-lepfl-inventent-lausanne-sans-voitures-129226421613

Les bénéfices d’une Lausanne sans voiture

Les effets sont connus :
• Baisse des maladies respiratoires 
• Réduction du bruit
• Économies substantielles pour les ménages
• Contribution réelle à la neutralité carbone 
• Espaces publics apaisés et revitalisation des commerces de proximité

La liberté ne sera plus d’avoir une voiture.
La liberté sera de vivre mieux sans elle.

Une volonté politique assumée

Sortir du tout-voiture, c’est rompre avec un modèle économique dominant.

  • Cela signifie :
  • Planifier démocratiquement la transition
  • Assumer le conflit avec les intérêts établis
  • Refuser la demi-mesure

Si je défends Lausanne sans voiture, ce n’est pas pour symboliser une posture écologique. C’est parce que la justice sociale et la transition climatique sont liées.

Une écologie qui ne transforme pas l’organisation urbaine reste un slogan.

Lausanne peut devenir pionnière

Oslo l’a fait.
Bruxelles l’a tenté.
Zurich a construit des quartiers avec très peu de places de parking .

Lausanne peut être la première grande ville suisse à franchir ce cap.

Pas par effet d’annonce.
Par cohérence.

https://infoscience.epfl.ch/entities/publication/7f5d40f7-0bd2-44cc-adfb-3e37b08ffee9

Objections à Lausanne sans voiture : répondre clairement

Toute proposition de Lausanne sans voiture suscite des interrogations. C’est normal. Une transformation urbaine profonde ne se décrète pas sans débat.
« Et les personnes qui ont besoin d’une voiture ? »


Une Lausanne sans voiture ne signifie pas une interdiction brutale et aveugle. Les personnes à mobilité réduite, les services d’urgence, certaines activités professionnelles devront conserver des accès adaptés.
La transition doit être planifiée, progressive et socialement juste.

« Les commerces vont mourir »

Les expériences européennes montrent l’inverse. Là où la voiture recule, la fréquentation piétonne augmente, les commerces de proximité se renforcent et les espaces deviennent plus attractifs.
Une ville apaisée favorise la vie locale.

« C’est irréaliste »

Oslo, Bruxelles, Zurich ont déjà engagé des politiques ambitieuses. Lausanne peut faire de même.

La question n’est pas technique. Elle est politique.

Lausanne sans voiture n’est pas un slogan. C’est un choix stratégique pour la santé publique, le climat et la justice sociale.

« C’est contre la liberté »

La liberté ne consiste pas à dépendre d’un véhicule coûteux et polluant.
La liberté, c’est pouvoir se déplacer facilement, gratuitement et en sécurité.
Lausanne sans voiture élargit la liberté au lieu de la restreindre.

Conclusion

La ville appartient à celles et ceux qui l’habitent.
Pas aux moteurs.

  • Faire de Lausanne une ville sans voiture, c’est choisir :
  • La santé publique
  • L’égalité
  • L’écologie sociale
  • La démocratie urbaine

C’est une transformation ambitieuse. A faire avec les habitant·es.
Mais l’audace est devenue une obligation.

Lausanne sans voiture, Lausanne pour toutes et tous.

S’engager pour 2026

Cette proposition pour une Lausanne sans voiture s’inscrit dans une vision plus large : justice sociale, écologie populaire et démocratie locale exigeante.

Je me présente au Conseil communal en mars 2026 pour porter concrètement ces orientations.

Découvrez l’ensemble de mes engagements et priorités ici :
https://joamanzoni.ch/joaquim-manzoni-lausanne-2026/