Il y a celles et ceux qui font de la politique une scène.
Et il y a celles et ceux qui prennent la scène au sérieux.
Alain fait partie de ces derniers : celles et ceux qui ne surjouent pas, mais qui incarnent.
Ici, le théâtre n’est pas une illusion. C’est un espace où les tensions d’une société deviennent visibles, où les rapports de force se dévoilent, où les contradictions prennent forme.
En politique aussi, il existe une scène : celle où se confrontent les intérêts, les visions de la ville et les choix de société. À Lausanne, Alain Hubler occupe cet espace avec une sobriété rare.
Sa parole ne cherche pas l’applaudissement.
Elle cherche la précision.
Quand la politique est dominée par les crises internationales, les grands courants économiques et les décisions prises loin de nous, il est tentant de lever les yeux vers les sommets, de commenter le monde plutôt que de transformer ce qui est à portée de main.
Alain Hubler, lui, ne quitte, pour ainsi dire, jamais le concret. Il reste à hauteur du quartier. À hauteur des gens.
C’est sa boussole.
Cela signifie quelque chose de très concret :
- connaître les dossiers municipaux en profondeur
- comprendre ce que chaque décision signifie dans la vie quotidienne
- ne jamais se réfugier dans l’abstraction
La politique communale peut sembler modeste face aux événements mondiaux.
Pourtant, c’est souvent là que se jouent les choses les plus concrètes :
le prix d’un logement,
l’accès à une formation,
la qualité d’un service public,
la protection d’un lieu qui fait partie de la mémoire collective.
C’est là que se mesure la dignité d’une ville.
Et ça, il ne l’oublie jamais et à Lausanne, Alain Hubler s’est imposé comme une figure respectée du Conseil communal par son travail précis et constant.
Le travail institutionnel, sans posture
On parle rarement du travail invisible.
La commission de gestion, par exemple, demande rigueur, patience, lecture attentive et sens du détail. C’est un travail exigeant, discret, mais essentiel pour le contrôle démocratique de l’action publique.
Alain y exerce avec sérieux.
Ce n’est pas spectaculaire.
Ce n’est pas viral.
Mais c’est indispensable.
Sa défense constante des Services industriels lausannois (SIL) en est un autre exemple.
Derrière cet acronyme se jouent des choix fondamentaux :
énergie publique ou logique marchande ?
service universel ou rentabilité ?
Alain choisit toujours le service public.
Sans emphase.
Sans slogan.
Avec constance.
Les résultats concrets d’Alain Hubler
La politique municipale n’est pas seulement une affaire de discours.
Elle se mesure aussi à ses effets.
En 2010, suite à une motion d’Alain Hubler, la Ville de Lausanne s’engage à permettre la formation d’apprenti·es sans papiers.
Ce choix reconnaît une réalité souvent ignorée : des jeunes grandissent et étudient ici, mais se retrouvent exclus de la formation professionnelle faute de statut légal.
Cette décision ouvre une perspective. La perspective d’une vie meilleure.
Depuis 2013, il devient possible pour ces jeunes de demander une autorisation de séjour limitée à la durée de leur apprentissage, sous certaines conditions. Un pas important pour celles et ceux qui, autrement, resteraient condamnés à l’invisibilité.
Autre exemple : en 2018, suite à une interpellation d’Alain Hubler, le restaurant de la Bavaria est inscrit à l’inventaire du patrimoine et bénéficie d’une protection particulière.
Un bâtiment n’est jamais seulement un bâtiment.
C’est une mémoire.
Un lieu de rencontre.
Un morceau de la ville.
La rénovation de la Bavaria permet ainsi de préserver un élément du patrimoine lausannois.
Une démission et… un retour
En novembre 2022, Alain Hubler quitte le Conseil communal.
Non pas pour se retirer de la vie publique, mais pour pouvoir assurer correctement la fin de son engagement professionnel comme enseignant auprès des apprenti·es laborantin·es.
Ce choix dit quelque chose d’essentiel : le sens des responsabilités.
Aujourd’hui, le voir décider de se représenter n’est pas anodin.
On ne revient pas pour occuper un siège.
On revient parce que l’on croit encore à l’utilité du travail collectif.
La politique sans théâtre… mais avec exigence
À l’heure des réseaux sociaux et des indignations instantanées, la sobriété peut sembler fade.
Elle ne l’est pas.
Elle est exigeante.
Elle consiste à :
- rester à hauteur des gens
- refuser la posture pour la posture
- travailler les dossiers
- assumer les désaccords sans caricature
C’est une autre manière d’être radical :
être constant.
Pourquoi cet article
Je connais ce personnage depuis un bout de temps et je peux dire qu’Alain Hubler s’est imposé au Conseil communal par un travail précis et constant et je peux attesté de son engagement sincère :
Parce qu’une ville se construit aussi grâce à celles et ceux qui travaillent sans bruit.
Parce qu’une politique qui ne méprise personne est une politique plus juste.
Parce qu’à Lausanne, comme partout, défendre les plus faibles et le bien commun finit toujours par donner raison à celles et ceux qui s’y engagent.
Oui, certaines personnes paieront peut-être un peu plus d’impôts si des élu·es comme Alain défendent le service public.
Mais ces contributions financent des réalités très concrètes : un apprentissage pour un jeune qui n’aurait autrement aucun avenir, des services publics solides et accessibles, des lieux qui continuent d’exister parce qu’une ville choisit de protéger ce qui fait son identité.
La politique municipale mérite mieux que le commentaire permanent.
Et parfois, il faut simplement dire ceci :
Je lui souhaite sincèrement d’être réélu sur la liste Ensemble à Gauche Lausanne
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À propos
Je suis candidat au Conseil communal de Lausanne en 2026 sur la liste Ensemble à Gauche. Si vous souhaitez en savoir plus sur mon parcours, mes positions et mes engagements :
Pour aller plus loin sur Alain:
Reportage RTS « Apprentissage pour jeunes sans-papiers: bras de fer entre la ville de Lausanne et l’Etat de Vaud »
