Antifascisme Lausanne: le combat contre le doctorat honoris causa de Mussolini
Mémoire, responsabilité et démocratie.
Antifascisme Lausanne n’est pas un slogan. C’est un combat concret pour la mémoire et la démocratie. Il s’est notamment incarné dans le combat pour la révocation du doctorat honoris causa attribué à Mussolini par l’UNIL.
Ce n’est pas une posture morale, mais un travail concret, institutionnel et collectif. Il constitue une exigence morale et démocratique contemporaine.
Pourquoi l’antifascisme reste actuel
L’antifascisme à Lausanne ne se limite pas à un épisode historique. Il interroge notre rapport aux institutions, à la mémoire et aux responsabilités publiques. Dans un contexte où les régimes autoritaires se recomposent en Europe et ailleurs, la vigilance démocratique ne peut être sélective. Interroger un doctorat honorifique accordé à Mussolini, ce n’est pas rejouer le passé. C’est affirmer que l’honneur institutionnel engage le présent.
Ce que demandait l’antifascisme Lausanne
- La révocation formelle du doctorat honoris causa
- Une prise de position publique claire de l’UNIL
- Une clarification des critères d’attribution des titres honorifiques
- Une reconnaissance de la responsabilité historique
Les faits: en 1937, l’Université de Lausanne a décerné un doctorat honoris causa à Benito Mussolini.
Ce n’était pas une erreur technique.
Ce n’était pas un malentendu.
C’était un choix.
En 1937, le régime fasciste avait déjà supprimé les libertés, emprisonné ses opposants (Gramsci 1926), envahi l’Éthiopie.
On savait.
Et pourtant, l’Université a honoré le dictateur.
Ce doctorat honoris causa Mussolini Lausanne n’a jamais été formellement révoqué.
Presque un siècle plus tard, la question est simple :
une institution démocratique peut-elle continuer à porter cet héritage sans le questionner ?
Pour ma part, ce combat n’a jamais été une posture. Il s’inscrit dans un engagement antifasciste concret, aux côtés des Colonies Libres Italiennes de Lausanne et d’autres associations démocratiques. La question du doctorat honoris causa Mussolini Lausanne n’est pas une querelle du passé. Elle interroge notre capacité à nommer les choses aujourd’hui.
Ce combat s’inscrit dans une vision plus large de la démocratie locale et de l’engagement que je défends dans ma candidature au Conseil communal.
1937 : une majorité confortable, un opposant seul
Un seul professeur, Wintsch, s’est opposé à cette décision.
Un seul.
Il fut minoritaire.
Il fut juste.
Les majorités rassurent.
Les minorités courageuses font l’histoire.
Claude Cantini : la vérité venue d’en bas
Pendant des décennies, silence.
Puis Claude Cantini.
Historien autodidacte.
Militant antifasciste.
Fils d’immigré·es italiens: a fouillé les archives, a documenté les complicités.
Il a montré que le doctorat honoris causa Mussolini Lausanne n’était pas une anecdote, mais un révélateur.
Cantini n’avait ni chaire ni titre académique.
Il avait la ténacité.
Il a payé le prix social du dérangement.
Aujourd’hui, ses travaux font référence.
Reprendre le combat : collectivement
Dans les années 80 déjà, le syndicat Sud Lausanne avait tenté d’interpeller l’Université. Sans succès, pour l’université la règle pas vu, pas pris était maintenue.
Nous avons décidé, avec les Colonies Libres Italiennes de Lausanne et d’autres associations, de reprendre ce combat.
Nous avons :
– lancé une pétition pour la révocation
– pris la parole publiquement
– interpellé les institutions
– assumé la confrontation démocratique
Il est devenu public.
Et une fois qu’un débat devient public, il transforme déjà quelque chose.
L’antifascisme Lausanne dans l’histoire politique locale
L’antifascisme Lausanne ne naît pas d’un événement isolé. Il s’inscrit dans une tradition politique marquée par l’accueil des exilé·es, l’engagement syndical, les luttes pour les droits sociaux et la vigilance face aux dérives autoritaires. La question du doctorat honoris causa Mussolini n’est donc pas anecdotique : elle touche à la cohérence entre les valeurs proclamées et les actes institutionnels.
Du Conseil communal au Grand Conseil vaudois
La question a été portée au Conseil communal de Lausanne.
Elle a été discutée au Grand Conseil vaudois, par l’intervention d’Elodie Lopez, ainsi qu’au Conseil communal par la question à la Municipalité de Laura Manzoni.
Quand un doctorat honorifique accordé à un dictateur devient objet de débat parlementaire, ce n’est plus un détail académique.
C’est une question politique.
Révoquer n’efface rien
On nous a répondu :
« Il ne faut pas effacer l’histoire. »
Mais révoquer un doctorat honoris causa Mussolini Lausanne n’efface rien.
Cela affirme simplement que l’honneur n’est pas neutre.
Une université peut reconnaître une erreur sans se renier.
Elle peut assumer son passé sans l’honorer.
Refuser la révocation, ce n’est pas protéger l’histoire.
C’est protéger l’inertie.
L’antifascisme n’est pas un folklore
L’antifascisme n’est pas un slogan.
C’est :
- lire les archives, même si ça fâche
- nommer les choses
- affronter les institutions, parfois les confronter.
- refuser la banalisation
Ce combat n’était pas une posture morale.
C’était une exigence démocratique.
Parce que le fascisme ne revient jamais tel quel.
Mais il prospère toujours sur les silences.
La démocratie est un courage
La démocratie ne consiste pas à être d’accord.
Elle consiste à accepter le désaccord, la confrontation, la lucidité.
La mémoire est un terrain politique.
Et lorsqu’une ville interroge son passé, elle se rend plus solide.
Ce combat pour la révocation du doctorat honoris causa Mussolini Lausanne s’inscrit dans une vision plus large de la démocratie locale et de l’engagement que je défends dans ma candidature au Conseil communal. Vous pouvez retrouver le détail de mes positions. Ma candidature au Conseil communal et mes positions: d’où je parle.
