Joaquim Manzoni
On ne parle jamais de nulle part: Joaquim Manzoni Lausanne
Un parcours ancré dans un milieu populaire
J’ai grandi à La Chaux-de-Fonds, dans une famille monoparentale. Ma mère travaillait dans l’horlogerie. Ouvrière. Avec les cadences, les gestes répétés, la fatigue qui s’accumule. Le corps qui s’use, mais le porte-monnaie toujours à la limite.
J’ai grandi avec les horaires, la clé autour du cou, les fins de mois, la solidarité entre collègues, des valeurs fortes, les histoires d’atelier par mes oncles et ma tante (ma famille, ma fierté et ma force).
La politique, chez nous, ce n’était pas des concepts.
C’était : est-ce qu’on s’en sort ?
Est-ce qu’on tient ?
Est-ce qu’on peut se projeter ?
C’est de là que je parle.
Joaquim Manzoni Lausanne est issu d’un milieu populaire et assume cet héritage dans son engagement politique.
Le syndicat : ne pas courber l’échine
Je suis membre de Sud Lausanne.
Sud, ce n’est pas un syndicat de salon.
C’est un syndicat où les luttes sont portées par les syndiqué·es eux-mêmes.
Quand un droit est menacé, on ne se contente pas d’un communiqué. On s’organise.
Le syndicalisme m’a aussi appris la patience et la méthode. Une assemblée, ce n’est pas un slogan. C’est des désaccords, des doutes, des colères qu’il faut transformer en stratégie collective.
À Sud Lausanne, j’ai vu des collègues retrouver de la dignité simplement parce qu’ils et elles n’étaient plus seul·es face à une direction.
On ne gagne pas toujours. Mais on apprend toujours.
Ce que j’ai vu, ce sont des salarié·es qui passent de la peur à l’organisation. Qui découvrent que la force n’est pas individuelle mais collective. Et cette transformation-là est politique.
Quand je parle aujourd’hui de justice sociale à Lausanne, ce n’est pas une posture. C’est une continuité.
Le syndicalisme m’a appris une chose simple :
rien n’est donné. Tout se défend.
Et surtout : on ne gagne jamais seul.
La solidarité n’est pas un mot. C’est une pratique.
Les Colonies libres italiennes : une mémoire ouvrière
Je suis membre des Colonies Libres Italiennes de Lausanne.
Elles portent une tradition antifasciste, populaire et migrante.
Des femmes et des hommes venu·es travailler ici, parfois invisibles, souvent précaires, mais organisé·es.
S’y engager, c’est refuser l’amnésie.
C’est rappeler que Lausanne s’est aussi construite par les migrations et les luttes sociales.
L’alimentation : une question de justice
Je travaille aujourd’hui dans la promotion du goût et de l’agriculture de proximité.
Derrière la question alimentaire, il y a un choix politique.
Qui a accès à une alimentation de qualité ?
À quel prix ?
Dans quelles conditions de production ?
Avec les projets d’assurance sociale alimentaire et le Slow Mobile, je défends une idée claire :
L’alimentation saine ne doit pas être un privilège.
Une transition écologique qui oublie la justice sociale creuse les inégalités au lieu de les réduire.
L’expérience institutionnelle : tenir le lien
J’ai été membre du Conseil de Fondation de la FASL.
C’est une position exigeante. On est entre le terrain et l’institution. On voit les tensions, les arbitrages, les contraintes.
J’y ai appris que la crédibilité politique ne vient pas des discours.
Elle vient de la constance.
Je n’ai jamais coupé le lien avec le terrain.
Engagement politique – construire, pas commenter
J’ai eu la responsabilité de présider le POP Lausanne pendant près de dix ans.
Ce n’est pas un titre décoratif. C’est du travail quotidien : organiser, arbitrer, fédérer, tenir une ligne politique dans des moments parfois tendus.
J’ai conduit plusieurs campagnes.
Dont celle de David Payot, qui avait surpris par sa fraîcheur, son énergie, sa capacité à parler simplement de politique sans la rendre simpliste.
Une campagne ne se gagne pas avec des slogans. Elle se construit avec du collectif, de la méthode et du courage.
Mais la politique ne se limite pas aux urnes.
À Lausanne, j’ai aussi organisé des guinguettes populaires, notamment avec les Modena City Ramblers. Des moments festifs, ouverts, joyeux. Parce que la politique, ce n’est pas seulement la confrontation. C’est aussi créer des espaces où les gens se rencontrent, discutent, chantent, débattent.
Une ville se transforme aussi par ses moments de respiration collective.
L’expérience acquise a permis à Joaquim Manzoni Lausanne de développer une méthode politique ancrée dans le collectif.
Une divergence politique assumée
J’ai quitté mes responsabilités partisanes lorsque j’ai estimé que les conditions d’un travail collectif serein et cohérent n’étaient plus réunies.
Il ne s’agissait pas d’un désaccord personnel.
Il s’agissait d’une divergence politique.
Je crois à une gauche ouverte, capable de travailler en coalition sans s’isoler, capable de défendre ses convictions sans se refermer sur elle-même.
Je crois à un fonctionnement démocratique vivant, où le débat interne est une richesse et non un problème.
Quand ces équilibres deviennent fragiles, il faut savoir prendre ses responsabilités.
Partir peut être une manière de rester fidèle à ses principes.
Je ne renie rien de cet engagement.
Il m’a formé politiquement.
Mais je refuse de m’enfermer dans des logiques qui affaiblissent le camp social que je défends.
Relier les luttes et les décisions
Je ne crois pas à la séparation entre engagement social et responsabilité institutionnelle.
Les combats pour la justice sociale, pour l’égalité, pour une écologie cohérente doivent entrer dans les lieux de décision.
Si demain on dit simplement :
« Joaquim Manzoni Lausanne n’a pas oublié d’où il parle »
alors j’aurai été fidèle à mon parcours.
Continuer le combat au Conseil communal
Ce parcours n’est pas un récit autobiographique.
C’est un point d’ancrage.
Il explique pourquoi je me présente aux élections communales 2026 à Lausanne.
Pour découvrir mes priorités et mes propositions concrètes pour la ville, vous pouvez consulter ma page candidat : joaquim-manzoni-lausanne-2026/
Joaquim Manzoni Lausanne, une gauche exigeante, ancrée dans le terrain.
